Où courir

Courir à Genève

Genève est plate au bord de l’eau et raide dès qu’on la quitte. Toute la ville tient dans cette phrase : une boucle au bord du lac le mardi, sept cents mètres de dénivelé le dimanche, et quinze minutes de bus entre les deux.

Le terrain

Ce que c’est vraiment, courir à Genève

Le lac est à environ 372 mètres et la ville s’étale depuis son extrémité, coupée par le Rhône. Le long de l’eau tout est plat, revêtu et éclairé, et c’est pour cela que les quais portent l’essentiel de la course à pied genevoise.

Le relief commence dès qu’on regarde vers le sud. Le Salève est ce long mur à l’horizon, juste de l’autre côté de la frontière française, et la station de son téléphérique se tient vers 1 100 mètres : une sortie du lac au sommet représente donc environ sept cents mètres de dénivelé sans quitter l’agglomération. À l’ouest et au nord, le Jura se dresse plus loin, et le Vuache ferme la vue vers la vallée du Rhône.

Dans la ville, le seul vrai dénivelé, c’est la Vieille-Ville et la colline boisée du Bois de la Bâtie, au-dessus de la confluence du Rhône et de l’Arve.

Itinéraires

Les sorties à connaître à Genève

  • Plat, revêtu, environ 3,5 km

    Le tour de la rade

    La sortie par défaut de Genève, celle que tout visiteur fait en premier. Des Bains des Pâquis le long du Quai du Mont-Blanc, par le Pont du Mont-Blanc, puis retour par le Quai Gustave-Ador en passant devant le Jet d’Eau. Éclairé, fréquenté à toute heure, et facile à prolonger dans un sens comme dans l’autre le long de la rive.

  • Herbe et gravier, petites boucles

    Parc La Grange et Parc des Eaux-Vives

    Deux parcs mitoyens sur la rive gauche, juste au bord du chemin du lac. La Grange a sa roseraie et une longue pente ouverte ; les Eaux-Vives redescendent vers l’eau. Du terrain souple, un peu de montée, et l’endroit évident pour donner un peu de forme à une sortie plate sur les quais.

  • Plat, presque sans voitures

    Le Rhône jusqu’à la Jonction

    En descendant depuis le Pont du Mont-Blanc, le long du fleuve jusqu’à la Jonction, là où l’Arve grise et glaciaire rejoint le Rhône vert et où les couleurs refusent de se mélanger. Remontez l’Arve pour une boucle plus longue, ou traversez vers le Bois de la Bâtie.

  • Boisé, raide, court

    Bois de la Bâtie

    Une colline de forêt à quelques minutes de la gare de Cornavin, au-dessus de l’Arve. Des sentiers courts et raides, une boucle ombragée et des racines sous les pieds : ce qui ressemble le plus à une séance de trail sans passer de frontière.

  • Long, plat, en partie sur route

    La rive droite vers Versoix

    Vers le nord-est, en passant la Perle du Lac et le Jardin botanique, puis le long de la rive vers Genthod et Versoix. Une partie est un chemin de bord de lac, une autre une route tranquille : vérifiez le parcours avant de vous y engager de nuit.

  • Environ 700 m de dénivelé, en France

    Le Salève

    Le mur de l’horizon sud. Des sentiers montent depuis Veyrier et Étrembières, côté français, jusqu’au plateau vers 1 100 mètres, et la course sur la crête est la sortie longue du dimanche pour quiconque, à Genève, prépare une course en montagne. Il y a un téléphérique côté français si vous préférez ne courir que la montée.

  • Plat, sans voitures, transfrontalier

    La Voie verte jusqu’à Annemasse

    Une voie verte qui suit la ligne ferroviaire du CEVA depuis Genève-Eaux-Vives et franchit la frontière jusqu’à Annemasse. Du bitume, aucune circulation, et une manière utile de sortir de la ville un soir d’hiver.

Saison

Le brouillard d’hiver, la bise, et pourquoi tout le monde monte

L’hiver, au niveau du lac, est gris plutôt que neigeux. La couche basse peut rester posée sur la ville des jours entiers en décembre et en janvier, et c’est la raison locale classique de monter au Salève : le plateau est souvent en plein soleil quand Genève est sous un couvercle.

La bise, ce vent de nord-est qui s’engouffre sur toute la longueur du lac, décide si les quais sont agréables ou punitifs. Elle est froide, sèche et sans relâche, et il vaut la peine de la vérifier avant de choisir un aller-retour au bord de l’eau, parce que vous ne la sentirez que dans un sens.

L’été est chaud et humide, et le lac restitue la chaleur tard dans la soirée. Les itinéraires d’altitude, au Salève comme dans le Jura, sont dégagés de mai à octobre environ ; avant, attendez-vous à des plaques de neige sur les versants nord. La course de l’Escalade traverse la Vieille-Ville début décembre et la ville se remplit de coureurs pour l’occasion.

L’application

Waypath dans une semaine genevoise

Des sentiers des deux côtés de la frontière

Le catalogue de Waypath est construit à partir d’OpenStreetMap et couvre la France comme la Suisse, si bien qu’un itinéraire qui part de Veyrier et finit au-dessus de Monnetier ne s’arrête pas au poste de douane.

Une allure qui comprend le Salève

L’allure ajustée à la pente utilise la courbe publiée du coût énergétique de la course de Minetti, si bien qu’une montée lente se lit comme l’effort qu’elle a été, et non comme un mauvais jour.

Un lien pour la famille à l’arrivée

Partagez votre position en direct sur un parcours et celui qui attend l’ouvre dans un navigateur. Pas d’application, pas de compte. C’est une vue de spectateur, pas du chronométrage.

À lire ensuite

Courez, puis partagez le lien.

Waypath enregistre un nombre illimité d’activités gratuitement, les garde sur votre téléphone jusqu’à ce que vous choisissiez d’en partager une, et rogne le début de tout itinéraire que vous publiez.

Nécessite un iPhone. L’enregistrement des activités est gratuit, sans limite de nombre.